Essay: Qu’est-ce que le genre ? La distinction sexe-genre.

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  • Subject area(s): French essays
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  • Published on: November 24, 2020
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Qu’est-ce que le genre ? La distinction sexe-genre.
Premièrement, on doit commencer par une courte introduction dans la question du « genre ». A savoir, le terme a été créé et employé pour la première fois aux Etats-Unis (gender) au début des années 1970. En sociologie, le mot « genre » représente la totalité des caractéristiques culturelles et psychosociales qui différencient les personnes en deux catégories distinctes : femmes et hommes ; la sociologie a inventé le concept de « genre » en opérant avec la distinction sexe-genre. On a créé, ainsi, un vocabulaire et un contexte théorétique adéquat pour étudier les modalités par lesquelles l’identité sexuelle innée (le sexe) de pair avec celle prescrite par une certaine société à un certain moment donné (le genre) influencent les interactions humaines, les options, les opportunités de développement, les décisions etc. C’est-à-dire que le genre d’une personne est ce que ladite personne fait en interactionnant avec les autres, pas ce que ladite personne est.
Le mot « genre » vient du latin « genus » et a le sens d’espèce, type, catégorie et moins le sens de « sexe ». Antérieurement, le terme « genre » était plutôt utilisé pour designer le genre grammatical, c’est-à-dire qu’il était réservé à la grammaire ou à la littérature.
A ce point, on se rende compte qu’il y a une différence entre ces deux notions dont j’ai parlé ci-dessus. Pour mieux comprendre cette différence entre « sexe » et « genre », je vais illustrer la distinction entre ces deux notions : le mot « sexe » renvoie aux caractéristiques biologiques, génétiques innées par lesquelles on définit et on différencie les corps des hommes de ceux des femmes. Ainsi, on a des personnes de sexe féminin, des personnes de sexe masculin, ou plus rarement des personnes hermaphrodites (avec le sexe ambigu). Par opposition, le mot « genre » fait référence au culturel, à l’acquis, est variable et renvoie aux classifications sociales en féminin et masculin. Le genre renvoie, donc aux qualités, aux goûts, aux rôles, aux aptitudes, aux attentes, aux responsabilités associées aux femmes et aux hommes dans une certaine société.
« On ne naît pas femme, on le devient » Simone de Beauvoir
Pour une meilleure démonstration, on peut faire appel à la fameuse phrase « On ne naît pas femme, on le devient » de Simone de Beauvoir, célèbre phrase qui fait partie de l’œuvre « Le deuxième sexe » paru en 1949 en France.
Simone de Beauvoir a déclenché en 1949 par son livre « Le deuxième sexe », des débats houleux sur les rapports entre les hommes et les femmes, dans une société dominée par les hommes. Elle nous offre une histoire des femmes au fil des siècles, une histoire de la condition de la femme et de l’oppression de celle-ci dans un monde, comme je l’ai déjà mentionné, gouverné par les hommes. Simone de Beauvoir affirme que cette inégalité entre les hommes et les femmes n’est pas du tout naturelle, mais qu’elle est culturellement, idéologiquement et historiquement construite ; en fait, au départ, l’homme et la femme sont égaux, à la fois physiquement et intellectuellement. Ce grand livre prône la libéralisation des femmes et va inspirer tous les mouvements féministes.
Le genre est un système symbolique par lequel les corps entrent dans la socialité. Si le sexe fait référence aux différences biologiques entre les femmes et les hommes, le genre renvoie au mode dans lequel une certaine culture définit ces différences, aux distinctions du mode dans lequel les femmes et les hommes vivent leur vie et au mode dans lequel les individus voient leur vie et la vie des autres dans les termes dichotomiques masculin-féminin.
Le genre change. Le genre est universel.
Le genre n’est pas un concept statique, mais un concept dynamique, dans un permanent changement. Il est universel au sens où toutes les sociétés fonctionnent après certaines règles et normes de genre, mais il n’est pas uniforme dans la mesure où (întrucât) ces normes varient. La féminité et la masculinité sont des concepts historiques et culturels, ayant, en conséquence, des sens fluctuants, sont assimilés différemment par les membres d’une culture et sont toujours contextuels. Les modèles de genre varient d’une période historique à l’autre, d’une culture à l’autre, entre les hommes et les femmes de la même culture, tout au long de la vie de chaque individu en particulier. Des facteurs comme l’âge, la classe, la rase, la localisation géographique, l’ethnie modèlent permanent les sens, les significations, les modalités d’expression du genre de chaque individu.
De ce point de vue, il est adéquat d’utiliser le pluriel et de parler, donc des « féminités » et des « masculinités ». La féminité ou la masculinité de chacun de nous se modifie d’une étape de la vie à une autre. On vieillit, le corps est autre, l’esprit est autre, les expériences de vie sont autres.
Le genre et le féminisme
Le féminisme est celui qui, dans la prolongation des disputes épistémologiques des années 1950 – période dans laquelle on a amené des critiques majeures aux grands systèmes traditionnels de pensée, a redimensionné et a impulsé l’étude sur le genre du début des années 1970. Le genre ne peut pas être conçu sans le féminisme.
Etudier la nature des inégalités de genre et la dimension de genre des institutions sociales, au sein d’une perspective féministe, signifie considérer le genre le centre de l’analyse et les relations de genre en tant que/comme problématiques, le produit des forces culturelles, sociales, historiques et politiques créées et recréées constamment par les gens.
Toutefois, la notion de « genre » est regardée avec méfiance par nombreuses chercheuses féministes qui la considèrent un produit d’importation américaine, il y a plein de féministes qui refusent d’accepter le genre ; néanmoins, depuis les années 2000, ce concept s’est largement imposé.
Le mouvement des femmes. Une courte histoire
Ce mouvement a ses origines aux Etats-Unis et il a passé par diverses « vagues de féminisme ».
La première vague (des droits) commence en 1848 et finit en 1920. Cette vague commence avec l’adoption, durant la Convention de Seneca Falls, de la « Déclaration de sentiments » écrite par Elizabeth Cady Stanton. Cette phase est surnommée « le mouvement des suffragettes », c’est la période dans laquelle, en occupant la rue, en entamant des grèves de la faim, les femmes obtiennent le droit de vote.
La deuxième vague (des libertés) commence en 1960 et finit en 1970. C’est une période des révoltes épistémologiques qui est influencée par deux grands œuvres : Le deuxième sexe rédigée par Simone de Beauvoir et La Mystique Féminine de Betty Friedan. Les principaux thèmes de cette vague deviennent : la violence domestique, le viol conjugal, le harcèlement sexuel, la libéralisation de l’avortement, l’accès à l’enseignement supérieur, au marché du travail. Le slogan de cette période est : « Le personnel est politique ».
La troisième vague (de l’autonomie) commence en 1990 et va jusqu’à présent. Les représentantes de cette nouvelle vague mettent l’accent sur les différences entre les femmes, (pas seulement sur les différences entre les femmes et les hommes), sur les identités multiples, sur la diversité et la pertinence des pluralités des expériences, sur la réévaluation de la sexualité dans toutes ses hypostases.
« La garçonne ». Le livre qui a créé un scandale à l’époque.
Le roman « La garçonne » de Victor Margueritte, dont le titre original était « Toute nue » est devenue l’objet littéraire des Années folles, il a suscité un terrible scandale au moment de sa parution dans le XX siècle, à savoir le 22 juillet 1922 chez Ernest Flammarion, dans la période de l’entre-deux-guerres, mais il a été un formidable succès de librairie ; avant la fin de la décennie le million d’exemplaires sera atteint ; de plus, il sera traduit dans treize langues. Une des raisons qui ont suscité ce grand scandale est le fait que le roman contient des scènes de « bisexualité » et de « lesbianisme » qui, à cette époque, pouvaient choquer le peuple. Une autre raison est le fait que ce roman a des fortes connotations sexuelles, de ce fait il a été étiqueté comme « pornographique ». De même, on a dit à l’époque que le roman suggère l’indifférence des sexes, la virilisation des femmes, le vagabondage, les relations hors mariage etc.
A cause de la publication de cette livre, Victor Margueritte sera radié de la Légion d’Honneur, il sera déclassé de son titre de chevalier le 2 janvier 1923 par décret signé d’Alexandre Millerand, le président de la République. Aussi, la Ligue des Pères de Famille va intenter un procès à l’auteur. De plus, ni ses collègues, ni la « Société des gens de lettres », dont il a été président honoraire, ne lui montrent guère de soutien ;
Les seules personnes qui vont l’appuyer sont Georges Courteline et Anatole France. De ce fait, dans les éditions ultérieures du roman, on trouvera incluse dans les premières pages du roman, la protestation envoyée par Anatole France au Conseil de l’ordre de la Légion d’honneur : extrait
Tout en imitant la vie, le roman « La garçonne » de Victor Margueritte nous a offert une vision radicale de la « nouvelle femme », la femme d’après-guerre, une femme libérée, une femme qui avait perdu mari, fils, père dans la guerre et qui a dû se débrouiller toute seule, une femme qui se veut différente, qui veut effacer les frontières masculin-féminin et devenir l’égale de l’homme.

Chapitre I : Les années folles et l’émergence de la garçonne comme phénomène socio-culturel transgressif

I. 1. Les origines de la garçonne
Le terme « garçonne » est un nom féminin dérivé du nom masculin « garçon », c’est un néologisme créé et employé pour la première fois en 1880 par l’écrivain Joris-Karl Huysmans. Il sera justement popularisé avec la parution du roman écrit par Victor Margueritte, dont ce néologisme en est le titre. De même, il sera popularisé dans les années ’20 grâce à la coiffure « à la garçonne », c’est-à-dire, la coupe courte, ou grâce à la mode de « la garçonne », une mode qui a été scandaleuse et très contestée à cause de la « masculinisation » proposée.
Dans le roman de Victor Margueritte publié en juillet 1922 chez Ernest Flammarion, « la garçonne » devient le symbole de la femme émancipée, de la femme libre, active ; une femme qui fume de l’opium, qui danse, travaille, qui conduit la voiture, qui sort, apprend l’art de s’amuser, qui va voir des spectacles de danse, à savoir, elle exerce des activités, qu’on trouvait jusqu’à ce moment-là, réservées aux hommes ; une femme qui a une vie sexuelle libérée, qui a des relations hors mariage et qui affiche son homosexualité ou bien sa bisexualité, ayant des relations aussi bien avec les hommes qu’avec les femmes. Ainsi, cette œuvre este devenue l’objet littéraire des Années folles.
Après la fin de la Première Guerre Mondiale, celle qui a changé définitivement et dramatiquement la perception de la guerre, il suit ? une décade marquée par des transformations radicales dans tous les aspects de la société : politique, social et culturel.
Dans cette période, les femmes travaillent coude-à-coude avec les hommes, elles sont de plus en plus impliquées dans la vie sociale et elles ont presque gagné le droit de vote ; toutefois, même si en 1914 on a obtenu plus de 500.000 réponses favorables des femmes pour le droit de vote et en 1919 on a obtenu le vote à la Chambre des députés, trois ans et demi plus tard, en 1922, le Sénat rejette la proposition. Ainsi, après de très grands efforts, les femmes obtiendront le droit de vote juste le 21 avril 1944. On dit que le rejet du droit de vote d’octobre 1922 par le Sénat, trois mois après l’apparition du roman d’avant-garde « La garçonne » de Victor Margueritte qui fut publié le 22 juillet 1922, est une conséquence directe de la parution de ce roman à l’époque, un roman qui met en jeu la liberté d’expression et de pensée.
De même, dans cette période, on parle de la nouvelle femme, « la garçonne » en France ou « The Flappers » en Angleterre, la femme rebelle qui a une audace et une désinvolture impressionnantes. Cette nouvelle femme choisit de ne pas se marier, elle porte des vêtements considérés scandaleuses, elle fume, conduit la voiture et elle manifeste une désinhibition de nature sexuelle. De plus, l’apogée de l’audace, elle ose à couper ses cheveux ; ainsi, on parle de l’apparition de la coupe courte féminine ou de la coupe « garçonne ».

I. 2. Le commencement de l’émancipation de la femme – Les années folles

Les Années folles représentent une courte période qui fait partie de l’histoire de France, qui commence en 1919/1920 ? et finit en 1929/1931 ? avec le commencement de la Grande Dépression, appelée aussi, la crise économique des années ’30, à savoir, le krach boursier aux États-Unis de 1929 qui se répercuta sur toute l’Europe. C’est une période de bouleversement en tous les domaines, d’angoisse, de troubles, d’enthousiasme, qui a joué un rôle considérable dans la vie des français.
Les Années folles désignent les années ’20, on parle d’une période marquée par une grande effervescence intellectuelle et culturelle, par une aspiration nouvelle à la joie de vivre et à la liberté. Ces années furent, avant tout, un phénomène culturel, marqué par l’exubérance et par la créativité, par le développement du cinéma, du théâtre, de la radio, des arts, de l’automobile, par l’apparition de l’électroménager, du jazz ; ces années représentent un rêve éveillé, une profonde aspiration à la liberté, le désir de vivre sereinement après une période de privations et de guerre.
Cette bacchanale d’innovations artistiques, d’idées, de conflits sociaux, de mouvements politiques, ce mélange de détresse et de joie, de crainte et d’insouciance, de luxe et de misère, de rigidité de conventions et d’ouverture d’esprit, nous fait penser à une folie totale des années vingt. Ces années folles qui commencent avec l’immédiat après-guerre correspondent à la fin du cauchemar, à un soulagement et se traduit par un immense appétit de vivre, par une atmosphère de folie qui traduit l’euphorie à la sortie d’un conflit meurtrier.
Dans cette période, les lieux les plus fréquentés et les plus célèbres de Paris étaient, sans conteste, Montparnasse et Montmartre, qui abritaient les prestigieux cafés la Coupole, le Dôme, la Rotonde.
Pendant ces années, une fois avec la publication du roman « La Garçonne » de Victor Margueritte, le 22 juillet 1922, qui influence la mentalité des femmes de cette période et qui devient le modèle social d’émancipation féminine, la femme d’après-guerre commence à s’émanciper, elle se veut libre, indépendante, autonome.
A ce jour, la femme veut devenir l’égale de l’homme. En ce sens, elle commence à faire du sport, discipline qui, avant-guerre, était, exclusivement, destinée aux hommes ; les femmes aisées pratiqueront le polo, le tennis ou le golf. De plus, elles renoncent au corset et aux robes impropres pour une vie active et adoptent le style masculin, en empruntant l’habit de l’homme. Aussi, en signe de virilisation, la femme d’après-guerre se fait couper le cheveu et renonce au cheveu long et aux arrangements élaborés pour ressembler davantage aux hommes, pour effacer les différences sexuelles, l’inégalité des sexes. De même, cette « nouvelle femme » commence à fréquenter des spectacles de danse, fume, va au théâtre, sort.
Ainsi, ces femmes d’après-guerre deviennent les précurseurs de la libéralisation et de l’émancipation de la femme.

I. 3. L’universalité du pantalon. Les influences de la Première Guerre Mondiale et la transgression du corps féminin

La participation des femmes, pendant la Première Guerre Mondiale, aux travaux de génie civil, volontairement ou forcées à prendre la place des hommes, ou dans l’armée, derrière le front ou même dans la première ligne, ont fait indispensables leurs efforts de guerre. Leur émancipation a amené des changements fondamentaux sur le marché du travail, dans la structure familiale traditionnelle, en termes de droits civils, mais aussi dans la mode. En ce sens, Simone de Beauvoir écrivait dans son œuvre « Le deuxième sexe » : « C’est par le travail que la femme a en grande partie franchi la distance qui la séparait du mâle ; c’est le travail qui peut seul lui garantir une liberté concrète. »
La nécessite d’avoir la liberté de mouvement, a conduit à l’abandon du corset et des grands chapeaux, impropres pour une vie active, et les matériaux rigides sont remplacés par les matériaux plus légères et plus flexibles.
De même, dans cette période, les vêtements masculins, les pantalons fluides de type «pyjama» se démocratisent. De moins de (mai puțină) délimitation entre les vêtements pour les hommes et ceux pour les femmes a conduit à un grand nombre de styles androgynes d’aujourd’hui. Ainsi, la forme féminine et celle masculine deviennent de plus en plus semblables, la frontière entre ces deux formes est effacée.
De la sorte, en empruntant l’habit des hommes, ces femmes deviennent les précurseurs de la libéralisation et de l’émancipation de la femme.
En ce sens, « la garçonne » n’a pas des formes ou, plus fréquent, elle cherche à les camoufler. Elle réalise ce « camouflage » à l’aide des bandeaux qui écrasent sa poitrine et à l’aide des sous-vêtements qui aplatissent ses hanches, ayant de la sorte une silhouette tubulaire. De plus, pour conserver sa ligne et pour obtenir une allure androgyne, elle suit des régimes alimentaires et travaille son corps grâce au sport, qui était, à l’origine, un loisir masculin.
La Grande Guerre a amené une évolution décisive sur la mode et sur la garde-robe féminine, les vêtements des femmes et les coiffures ont été changés d’une façon spectaculaire ; les femmes coupent leurs cheveux en signe de virilisation et elles renoncent aux arrangements élaborés en faveur de la légèreté et du confortable.
Etant employées, pendant la Première Guerre Mondiale, sur les chantiers de construction, dans des usines et des ateliers ou dans les transports, les femmes sont obligées à changer leur style vestimentaire et elles doivent adopter le style des hommes. Ainsi, elles commencent à porter de plus en plus des pantalons, la pièce vestimentaire qui était jusqu’à ce moment-là réservée aux hommes, des blouses ou des salopettes bouffantes / cottes à bretelles bouffantes. De même, les robes sont raccourcies, elles montrent la cheville et deviennent moins étendues et plus légères, plus douces.
Ainsi, à la fin des années vingt, après la fin de la Première Guerre Mondiale, l’emblème de la virilité, c’est-à-dire, le pantalon, est encore présent dans la garde-robe féminine ; les femmes adoptent des tenues vues comme masculines et elles essaient d’effacer les frontières qui existaient entre le masculin et le féminin. En ce sens, la femme rejette, nie la féminité traditionnelle et elle veut imiter les hommes, en devenant de plus en plus semblable avec ce dernier.

I. 4. Le renoncement au corset. La naissance de la brassière

Le corset peut être considéré comme l’ancêtre de la brassière. Dans l’antiquité, les sous-vêtements n’ont pas existé et les vêtements étaient portés directement sur la peau. Des bandes en cuir soutenaient la taille et les seins des femmes. Les aristocrates romaines ajoutent à la robe une nouvelle pièce, une tunique intime portée comme un sous-vêtement. À l’époque il n’y avait pas de tailleurs, les femmes étaient leurs propres couturières.
Dans le XVII siècle, la pièce de résistance devienne le corset. Dans les années 1990, l’image idéale de la femme est celle d’une femme avec la taille, la silhouette en sablier. Celle-ci ne s’obtenait pas de toute façon, mais en serrant vigoureusement les baleines du corset qui comprimaient le thorax et l’abdomen, en immobilisant les dernières côtes et en pressant le plexus. Dans ces conditions, la respiration devenait très difficile, et ce corset provoquait de fréquents évanouissements aux femmes.
Le mot « brassière » avait été imprimé pour la première fois par „Vogue magazine“ en 1907. Ce sous-vêtement féminin est appelé, aussi, « gorgerette », « maintien-gorge » ou, plus simplement, en utilisant le diminutif « bra » dans les pays anglophones.
Ce nouveau type de sous-vêtement devienne le symbole de l’émancipation de la femme, il remplace graduellement le corset sous la pression des féministes. Dans les années ’20, quand les femmes se sont libérées du corset et quand elles voulaient se masculiniser, la brassière avait été utilisée pour aplatir, pour minimiser la poitrine des femmes ; ainsi, avec la poitrine plate, « les garçonnes » étaient plus semblables aux hommes. En ce sens, Simone de Beauvoir écrivait dans son œuvre « Le deuxième sexe » : « La femme libre est seulement en train de naître ». Cette pratique d’aplatir les seins nous fait penser aux Romans et aux Grecs, c’est-à-dire, à l’antiquité quand les femmes de cette époque-là utilisaient de larges bandes de tissu, spécialement du lin, pour rendre plates leurs formes, leurs poitrines, pour obtenir une allure androgyne, des bandes qui s’accordaient ou s’attachaient dans le dos comme le soutien-gorge de nos jours. A l’antiquité, on disait que les seins plats sont les seins beaux.
Toutefois, l’abandon du corset et l’adoption du soutien-gorge avait été, pendant la Première Guerre Mondiale, une nécessité ; les femmes de cette période-là étaient très nombreuses au travail et elles avaient besoin d’une liberté de mouvement pour pouvoir bien faire leur activité. On apprend que les femmes de cette époque-là ont participé aux travaux de génie civil, ont travaillé dans les usines, voire, elles ont lutté dans l’armée. Ainsi, le soutien-gorge est un symbole de l’évolution du corps féminin, de l’émancipation de la femme, un symbole de l’histoire et pas seulement un simple sous-vêtement comme on le voit aujourd’hui. La brassière témoigne une évolution de la société, elle prend part aux changements des convenances et des mœurs.
Dans les années ’20, après la fin de la Première Guerre Mondiale, « les garçonnes » cherchent à adopter un look androgyne, en ce sens, elles aplatissent leurs seins, elles effacent leur poitrine à l’aide du soutien-gorge aplatisseur, elles cherchent se viriliser en coupant leurs cheveux, elles essaient effacer les différences de genre en adoptant cette nouvelle mode aux « garçonnes », les femmes qui portent les pantalons, qui conduisent une voiture, qui fument, qui veulent construire un corps qui transgresse les normes sociales.

I. 5. La coupe courte féminine – La coupe « garçonne »

La Première Guerre Mondiale avait joué un rôle très important dans l’émancipation, dans l’évolution de la femme et des ses libertés, dans l’unification du genre ; la belligérance avait éloigné les femmes du foyer et les avait conduites au travail dans des proportions sans précédent ; ainsi, elles ont pu accéder aux métiers industriels, métiers qui, avant la guerre, étaient exclusivement réservés aux hommes. Le fait de travailler et de gagner de l’argent, leur avait donné le goût de l’indépendance, de l’autonomie et de la liberté de dépenser l’argent qu’elles gagneraient. La guerre avait sorti la femme de la sphère « privée » de la société et lui avait permis de se déplacer plus librement dans la sphère « publique ».
La Grande Guerre libéra le comportement des femmes des vieilles contraintes, les femmes se rendent compte qu’elles peuvent se débrouiller toutes seules sans être obligées à s’assujettir à l’homme, qu’elles peuvent faire avec son corps tout ce qu’elle souhaitent, qu’elles peuvent se faire couper les cheveux et adopter l’habit des hommes. Ainsi, on peut dire que la guerre a provoqué une démocratisation de la mode, du style, une uniformisation des genres.
Les femmes considéraient que les cheveux longs sont le symbole de leur servitude passée et que leur chute mettra fin a leur humiliation, ainsi, les femmes de l’après-guerre choisissent de se faire couper les cheveux en signe de libération, d’émancipation. Après la publication du roman « La garçonne » de Victor Margueritte, un tiers des françaises adoptent le style de Monique Lerbier, à savoir, la coupe courte et au carré, la coiffure «à la garçonne ». Le style court chez la femme représente un signe de virilisation, l’effacement de la délimitation féminin-masculin et le fusionnement des genres.
L’allié de la jeune femme qui souhait se distinguer des formes passées de féminité, c’est-à-dire des coiffures sur cheveux longs, les coiffures sophistiquées de la génération féminine précédente, devienne le coiffeur. Le coiffeur, qui, grâce au changement qui ait eu lieu après la guerre et après la publication du roman « La garçonne », commence à obtenir des belles sommes d’argent de cette affaire.
Toutefois, la guerre semble franchement marquer une étape décisive, au moment où les nouveaux styles commencent à évincer les anciens, en relation directe avec le désir et le besoin croissants de la femme pour l’aspect avantageux et pratique : la liberté de mouvement, pour travailler ou pour se détendre. La mode d’après-guerre dépasse les frontières traditionnelles et marque un moment de véritable transformation sociale, la volonté émancipatrice de la femme d’être l’égale de l’homme, de briser l’inégalité homme-femme, conduit à la virilisation de la femme, et donc, à la fluidité du genre.
Ainsi, la tentative des femmes de se redéfinir dans le monde d’après-guerre est visible grâce à cette révolution culturelle qu’elles fassent. En choisissant le cheveu court et le nouveau style de vêtements, à savoir, les vêtements hors norme, la mode « à la garçonne », les femmes souhaitent l’effacement des différences sexuelles, l’égalité des sexes, elles veulent ressembler davantage aux hommes et elles désirent l’unification des genres. En ce sens, Simone de Beauvoir écrivait dans son œuvre « Le deuxième sexe » : « Un monde où les hommes et les femmes seraient égaux est facile à imaginer car c’est exactement celui qu’avait promis la révolution soviétique. »

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